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.Moby
De son vrai nom Richard
Melville Hall, Moby est né en 1965 et doit son surnom au fait d'être un descendant de Hermann Melville, l'auteur du célèbre "Moby Dick".
Retrouvez Moby sur son site web :
www.moby.com

Moby, Play

Bien connu sur la scène rave-techno-ambient-électronique, Moby livre avec Play un album très abouti, subtil et jouissif. En bon créateur iconoclaste et cultivé, Moby compile, additionne, fractionne, malaxe, met en forme sa matière pour enfin, d’un tissu musical enrichi de samples de blues et de gospel, faire un authentique patchwork humaniste. Affects fragiles et suffocants de l’univers urbain ou visions contemplatives, les expressions sont multiples et généreuses.
Sous le signe du don.


L’album s’ouvre avec Honey aux pulsations itératives du piano et des voix.

Find my baby cumule les textures.

Porcelain pose un motif pianistique serein sur une couche de cordes ondulées et grésillantes - les voix s’y multiplient.

Why does my heart feel so bad ? est une imploration magnifique où une voix féminine éthéré et onirique répond aux plaintes de la voix masculine. Liturgique.

South Side crie l’urbanité dionysiaque sur mélodie de chœurs d’hommes et guitare brouillant les pistes. La mélodie est très belle.

Les volutes pianistiques de Rushing calment le jeu pour un temps avant Bodyrock qui joue la déstructuration à grand coup d’échos de riffs sur cordes en alternance. L’astre de la conscience dans un corps en convulsion.

Natural blues, océanique et mystique pose la question : “Dieu seul entend-il ma plainte ?”. Somptueuse ordalie !

Machete est pulsatif et hallucinogène. Hurlements cathartiques dans un décor gothique.

7 : simple interlude de cristal.

Run on délivre un discours saccadé mélant chœur blues-gospel et météorites sonores.

Down slow ralentit l’allure, forcément.

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